Le livre de 333 pages met le cap sur la mise en œuvre des conventions internationales sur l’environnement et les forêts en Afrique centrale.
Le livre de 333 pages met le cap sur la mise en œuvre des conventions internationales sur l’environnement et les forêts en Afrique centrale.
En elle-même, la couverture de l’ouvrage « Etat des forêts du Bassin du Congo », donne un signal : une vieille case, aux murs jaunâtres et délabrés, en terre battue, avec des portes et fenêtres en bois défraîchi ; derrière la vieille bâtisse qui donne les signes d’une présence humaine régulière, une canopée verte à perte de vue. En somme, l’expression d’un paradoxe ; ceux qui gardent les forêts ne sont pas toujours bien nantis.
L’ouvrage édité par Richard Eba’a Atyi, Abdon Awono, Richard Sufo Kankeu, Raphaël Tsanga, Nicolas Bayol, Guillaume Lescuyer, Dany Pokem, Christophe Ducastel et Norbert Nasi n’est pas passé à côté de ce sujet. Il consacre une partie, la quatrième et pas la moins importante, à la problématique de la mise en œuvre des instruments ayant des incidences sur les droits humains et le patrimoine culturel en Afrique centrale.
Le vernissage du livre a eu lieu le 24 septembre 2026, au siège de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), en présence des parlementaires de la sous-région, des autorités traditionnelles, des représentants de l’administration, des chercheurs, des journalistes, etc. Il est co-préfacé par le Dr Hervé Martial Madou, Secrétaire exécutif de la COMIFAC et Dr Aurelie Flore Koumba Fambo, pour la Co-facilitation franco-gabonaise pour le Partenariat des forêts du Bassin du Congo (PFCB).

Fruit de la collaboration entre un ensemble de chercheurs travaillant sur les forêts du Bassin du Congo depuis de nombreuses années sous la bannière de l’Observatoire des forêts d’Afrique centrale (OFAC), un organe technique spécialisé de la COMIFAC, avec l’expertise de Landscape Alliance (ancien Cifor-Icraft), l’Université catholique de Louvain, le CIRAD. Il a bénéficié de l’appui financier de l’Union européenne. Le document s’est encore intéressé à treize régimes juridiques regroupés en quatre parties dont, en dehors de la quatrième citée plus haut, l’on retrouve les Conventions de Rio sur le changement climatique, sur le biodiversité, sur la désertification et l’Accord de Paris qui s’étalent sur quatre chapitres, ensuite les instruments de régulation du commerce international de la biodiversité (Accord international sur les bois tropicaux (AIBT), la Convention internationale sur le commerce des espèces menacées d’extinction (CITES)), puis l’Accord de partenariat volontaire (APV/Flegt), le troisième étant les accords sous régionaux, comme le traité de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), l’accord sur la conservation de la faune sauvage, l’accord sous-régional sur le contrôle forestier.
Pour Richard Eba’a Atyi, consultant à Landscape Alliance, la mise en œuvre des conventions manque encore d’efficacité dans les pays d’Afrique centrale ou alors du Bassin du Congo. Dr Abdon pense que les choses peuvent changer si les décisions politiques s’inspirent des résultats de la recherche scientifiques. C’était aussi l’occasion de lancer l’édition de 2027.
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