La deuxième édition du Conseil ordinaire des ministres de la Commission des forêts d’Afrique centrale se tient depuis le 3 novembre dans son nouveau siège, gracieusement offert par le président Paul Biya ; au programme, le renouvellement de l'équipe statutaire de l'institution et l'examen des dossiers relatifs à son fonctionnement, la validation du Plan de convergence, etc.
« J'invite les Experts à examiner avec toute la rigueur requise les rapports financiers, les rapports d'activités et les recommandations formulées en vue du renforcement de la stabilité institutionnelle de notre organisation », a déclaré le ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF), à l’ouverture du 12e Conseil ordinaire des ministres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), ce 3 novembre à Yaoundé.

Le Conseil, précédé par des travaux des experts, va se tenir le 5 novembre, après l’inauguration, le 4 novembre, de l’immeuble siège de la COMIFAC, bâti, équipé et gracieusement offert par le président de la République du Cameroun, Paul Biya.
L’invite du MINFOF a fait suite au cri de cœur du Secrétaire exécutif de la COMIFAC, Hervé Martial Maidou, qui, entre autres, a porté la doléance du personnel d’appui de cette organisation qui accuse 22 mois d’arriérés de salaire. La Commission des forets d’Afrique centrale souffre du manque des financements propres à cause du non-paiement des cotisations les annuelles différents Etats membres.
Pourtant la place de cette entité régionale dans les discutions est indéniable. Avec une forêt tropicale, le Bassin du Congo, qui occupe le deuxième rang mondial, après l’Amazonie, la COMIFAC ne saurait être écartée des débats sur la lutte contre les changements climatiques, la préservation de la biodiversité, la restauration des terres dégradées, entre autres.
Ce rôle a été reconnu, que ce soit par la co-facilitation germano-congolaise du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo, que par le représentant de l’Union européenne et celui du Programme des Nations Unies pour l’environnement dans leurs différentes allocutions. Appelant les experts à proposer des solutions pour la redynamisation de la COMIFAC, qui s’est déjà dotée d’un instrument (Plan de Convergence) capable de lui ouvrir des horizons meilleurs pour les dix prochaines années. Ce plan qui va être validé par le Conseil des ministres ; lequel Conseil des ministres sera présidé par le Cameroun pour les deux prochaines années. « J'invite les Experts à examiner avec toute la rigueur requise les rapports financiers, les rapports d'activités et les recommandations formulées en vue du renforcement de la stabilité institutionnelle de notre organisation », a indiqué Jules Doret Ndongo. Le ministre des Forêts et de la Faune a rappelé aux experts de prendre en compte les communautés locales et des peuples autochtones, qui, selon lui, demeurent des acteurs essentiels de la gestion durable de nos écosystèmes forestiers.
A quelques jours de la 31e Conférence des parties sur les changements climatiques (COP31) prévue du 9 au 20 novembre à Antalya, en Turquie, le Conseil des ministres pourrait aussi proposer la position commune de la COMIFAC, pour faire entendre une voix forte et unie dans les négociations internationales sur le climat, a rappelé Jules Doret Ndongo.
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