Le document dont la validation technique s’est faite lors du forum de deux jours, du 17 au 18 septembre à Yaoundé prend désormais en compte les données scientifiques dans sa mise en application.
Le document dont la validation technique s’est faite lors du forum de deux jours, du 17 au 18 septembre à Yaoundé prend désormais en compte les données scientifiques dans sa mise en application.
En attendant sa validation définitive par les ministres par les ministres des forêts de l’Afrique centrale dans les prochains jours, de troisième génération, qui va couvrir la période 2026-2035 charrie déjà des attentes pour la gestion durable des ressources naturelles dans cet espace. La prise en compte de science dans les projets est une grande innovation saluée par plus d’un.
« Il est clairement ressorti qu'une des innovations mises en exergue dans ce plan est qu'il devra désormais s'adosser sur les données scientifiques. Ça, c'est un des piliers sur lesquels ce plan compte vraiment s'adosser. Et, que ce soit au niveau de la vision même, il y a des cibles qui sont consacrées à cela, des axes qui sont consacrés à cela, et l'outil opérationnel dont dispose la COMIFAC, qui est l'OFAC, l'Observatoire des Forêts d'Afrique Centrale, reconnu, et le Plan de convergence reconnaît cet instrument », apprécie Dieudonné Bintondo, universitaire et spécialiste en gestion des risques environnementaux et sociaux, coordonnateur du Comité scientifique à l’OFAC. Il rassure que si les informations sur les forêts d’Afrique centrale sont fédérées, le problème des données qui s’est souvent posé sera évacué. « Même lorsqu’il faut prendre une orientation, il faut partir d’un diagnostic or jusque-là c’était difficile de la faire. Ce Plan de convergence reconnaît qu’il faille mettre une emphase particulière sur les connaissances scientifiques, les données, comme base de prise de décisions », insiste-t-il.
Même s’il reconnaît que l’une des difficultés rencontrées dans les pays du Bassin du Congo est non seulement d’avoir les données mais aussi de réunir des expertises pour la tâche, il reste convaincu que la direction donnée lors du forum de Yaoundé est un point de départ important. Surtout que, se réjouit le Pr Bitondo, beaucoup de choses se font déjà. Et : « Une des premières choses sera de mettre d’abord en synergie ce qui se fait déjà. Nous avons suivi lors des travaux que beaucoup de programmes ont commencé à être mis en œuvre. C’est-à-dire qu’il y a des choses qui se font ; on ne part pas de rien. Si on organise correctement ce qui se fait déjà, on pourrait déjà avoir fait à peu près la moitié du parcours. A ce niveau, il nous faudra commencer à mettre un peu d’ordre à faire le point. Ça va aider pour pouvoir aller plus vite. Chaque pays a ses résultats mais lorsqu’on arrive au niveau », indique-t-il.
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