Le Directeur général de l’ONACC, Joseph A. Amougou, a dressé le bilan de 2025 et les perspectives pour 2026, à l’issue du 20è conseil d’administration, le 30 décembre dernier à Yaoundé.
Le Directeur général de l’ONACC, Joseph A. Amougou, a dressé le bilan de 2025 et les perspectives pour 2026, à l’issue du 20è conseil d’administration, le 30 décembre dernier à Yaoundé.
Entre 2016 et 2018, l'Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) n'avait pas de budget. En 2025, le Chef de l'Etat a accordé des fonds supplémentaires pour un certain nombre d'activités. La 20e session du conseil d’administration, tenu le 30 décembre 2025, met le point avec un rapport sur tout ce qui a été fait en 2025. Alors, parler des perspectives en 2026, c’est se pencher sur des projets de performance, avec un budget d’environ un milliard 975 millions de FCFA.
Rappelons qu’en 2025, l'ONACC a eu un budget d'à peu près 1 milliard 972 millions L’argent a été utilisé pour 04 grands axes que sont, la production des services climatologiques (bulletins d'alerte décadaires, bulletins saisonniers. Il y a 04 saisons mais nous produisons les bulletins pour les 05 zones agro- écologiques du pays donc en réalité ça fait 20 bulletins saisonniers) -la production de calendriers agricoles (quatre par zone, ce qui fait une vingtaine au total) -pour les pôles agricoles nous fournissons des calendriers spécifiques sur tout le territoire. Concernant toujours la production des bulletins saisonniers, des bulletins d’alerte, des calendriers agricoles avec l'appui de certains partenaires comme la FAO, la GIZ et autres, nous avons produit des informations pour des mairies dans la zone soudano-sahélienne (le Nord et l'Extrême-Nord) spécifique au secteur agricole.
Avec les grandes inondations de 2024 à Yagoua, par exemple, l'ONACC a entrepris le travail d'analyse et de spécialisation des zones à risque : risque d'éboulement de terrain, risque d'inondation, risque de sécheresse dans les grandes agglomérations du Cameroun Ce travail a été fait pour Douala, Kribi, Bafoussam. Avec l'appui du Chef de l'État, ce travail a été entamé pour Yagoua, Maroua, Maga, Kaïkaï, Tiko. Toujours sur le plan de la production des informations relatives au climat et à notre économie on a fait une analyse de l'impact des changements climatiques dans le secteur rural sur les zones agroécologiques du pays. Des estimations faites par nos études parlent de 700 milliards de perte. Nous ne sommes pas très loin de 1/7 du budget du Cameroun et certaines des études faites par l'ONACC sur une culture particulière dans la zone soudano – sahélienne, le coton, rien que pour la région de l'Extrême-Nord notre estimation indique environs 13 milliards de perte et ceci a été confirmé par les rapports de la Société camerounaise de coton (SODECOTON) qui va indiquer qu'en 2024, elle a perdu 24 milliards de FCFA pour l'année 2024 à cause des perturbations climatiques pour le Septentrion.
Concernant le suivi de l'empreinte carbone de notre pays un grand travail a été mené avec l'évaluation des émissions des gaz à effet de serre. Le bilan carbone s’est appesanti sur le secteur des déchets de l'énergie et des procédés industriels. Toujours dans le même sens, il y a un travail en cours, certains résultats sont déjà là sur l'évaluation du capital naturel d'un certain nombre de nos régions. Nous y retrouvons également certaines villes du Sud comme Djoum.
Quant à la communication et la sensibilisation, avec l'appui du Président de la République, nous avons sensibilisé sur les enjeux, les intérêts, l'importance, la prise en charge des changements climatiques dans un programme de développement. Parlant de la coopération, sur le plan local, l'ONACC a signé des accords avec la SODECOTON et la Cameroon Development Corporation (CDC), entre autres, pour la résilience de ces acteurs aux changements climatiques. Également avec des entités comme le Port autonome de Douala, l'ONACC suit réellement les informations climatiques grâce aux partenaires internationaux comme la FAO, la GIZ. Mais actuellement avec la GIZ, nous avons une initiative pour la mise en place d'un système d'alerte nationale. Avec l'Agence Spatiale chinoise, un accord a été signé pour la mise à disposition de l'ONACC des images et informations avec des résolutions très fines (beaucoup de précision dans la prédiction des risques).

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