Le Cameroun, bientôt 30 millions d'habitants (2025), affronte une succession de crises humanitaires majeures.
Le Cameroun, bientôt 30 millions d'habitants (2025), affronte une succession de crises humanitaires majeures.
L'Est est la scène privilégiée de la crise de déplacement la plus négligée au monde (NRC 03, JUIN 2025), un drame qui entraîne :
Dans les villages reculés de l'Est-Cameroun, l'espoir n'est pas une simple émotion, mais une force vitale qui anime le quotidien. C'est cette étincelle qui pousse un enfant à parcourir trente-six kilomètres chaque matin pour rejoindre son école, qui fait qu'une mère qui n’a pas eu la chance d’aller à l’école se prive de nourriture pour acheter un cahier, et qui permet à une communauté entière de croire en des jours meilleurs malgré l'adversité. Cet espoir résiste et persiste, transformant ainsi l'énergie du désespoir en combustible pour le changement.
La carte de l’urgence, chaque territoire, un défi, une histoire
L'Est-Cameroun est une terre de contrastes profonds où chaque paysage raconte une histoire différente.
À Bertoua (zone urbanisée) : La misère financière force le calcul. Les frais de scolarité d'un seul enfant suffiraient à augmenter les portions de repas. Le cœur est serré, mais les ventres vides parlent plus fort.
À Batouri, le sol riche en or nourrit autant les espoirs qu'il creuse des tombes précoces. Les enfants, attirés par la promesse de gains rapides, abandonnent l’école pour rejoindre les mines. Les initiatives ne sont pas absente, avec la SONAMINE et les responsables locaux, nous pouvons saluer l’impact des programmes en cours, tels que « Zéro enfant dans les mines les temps de classe » dont le but est de maintenir les enfants à l’école et de prévenir leur exploitation dans les mines ;
À Garoua-Boulaï, Il est douloureux de constater que l’accès à l’éducation est en grande partie entravé par des réalités économiques dévastatrices. Les difficultés d’accès à l’eau potable, l’électricité, les latrines adéquates ou des commodités quant à elles ont un impact direct sur l’hygiène des jeunes filles et entraîne inéluctablement un absentéisme scolaire pendant leurs périodes de menstruation.
A côté de ce point crucial, l’on note une quasi absence de centre de santé. Pour les quelques-uns existants, ils se trouvent à des quinzaines de kilomètres des villages rendant ainsi difficile l’accès aux soins de santé et favorisant par la même occasion la survenue des handicapes qui auraient pu être évités.
Aussi, il est ahurissant de constater qu’à Garoua-Boulaï Nord et Sud plus précisément dans les villages d’Illa, Mbonga1et 2, Damdon, Tiala et Mboussa, 90% d’enfants n’ont pas d’actes de naissance. Il est constant qu’ils respirent, peuvent se mouvoir, mais légalement ils n’ont pas d’identité et par conséquent aux yeux de l’Etat Camerounais ils n’existent pas.
Dans les forêts d'Atok, À Souombou (Atok) : L'accès physique et administratif est un calvaire. Il faut parcourir plus de Trente kilomètres à pied pour rejoindre le CES d'Atok. De plus, près de 20% d’enfants n’ont pas d’actes de naissance, qui loin d’être une simple formalité administrative, représentent un véritable passeport pour accéder à des opportunités éducatives plus avancées, ouvrant ainsi la voie à des études supérieures.
Chaque village porte en lui sa propre tragédie et sa propre lumière, tissant une mosaïque humaine où la détresse et la dignité se rencontrent. La nature formidable de cette région cache des histoires poignantes, où chaque enfant est à la fois un rêve et une douleur. Les défis sont nombreux, mais l’espoir en des lendemains meilleurs reste une constante.
Au-delà des Chiffres : des signaux de détresse
Derrière les 68% représentant le taux global de scolarisation, les 45 % d’enfants qui abandonnent avant la fin du primaire ou encore les 80 % qui n’ont pas d’actes de naissance, il y a des visages, des voix et des histoires de vie qui illustrent la tragédie de cette crise éducative :
Ces voix illustrent une réalité cruelle : l'éducation devient un luxe, sacrifié sur l'autel de la survie quotidienne.
Un Autre Avenir est Possible : Le Pari sur l'Instruction
L'espoir n'est pas éteint. Un autre avenir est possible, et la preuve vivante réside dans ces actes de résilience et de foi :
Ces paris collectifs sur l’avenir, dans un présent si précaire, sont les germes d’un Cameroun où le lieu de naissance ne déterminerait plus le destin. A travers le projet 1 Cameroun, 10 régions : HOPE - Edition soleil levant de l’association RAISE-UP CAMEROON, dans une action concertée, citoyens, organisations de la société civile, décideurs internationaux protecteur des droits de l’homme, Organisations non gouvernementales spécialisées dans l’éducation, autorités locales, Il est de notre devoir de soutenir ces efforts car ensemble nous pouvons faire en sorte que chaque lever de soleil soit aussi une promesse d'avenir pour ces enfants.
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