Dans une déclaration, en Français et en anglais, parvenue à la Rédaction de Sciences Watch infos, l’Initiative Youth for Adaptation Finance (YAF) Afrique, relève néanmoins que ces engagements sont encore en-deçà des besoins.
Dans une déclaration, en Français et en anglais, parvenue à la Rédaction de Sciences Watch infos, l’Initiative Youth for Adaptation Finance (YAF) Afrique, relève néanmoins que ces engagements sont encore en-deçà des besoins.
« L’Initiative Youth for Adaptation Finance (YAF) Afrique accueille favorablement les avancées réalisées lors de la COP30 concernant le financement de l’adaptation. Dans le même temps, nous devons souligner que les besoins réels du continent dépassent largement ce que les engagements actuels permettront de couvrir », peut-on lire dès l’entame du communiqué parvenu à la Rédaction de Sciences Watch Infos. YAF Afrique fait partie du programme Building Resilience and Adaptive Capacities in Africa Through Enhanced Renewable Energy Access (BRACE Africa) de l’Africa Coalition for Sustainable Energy and Access (ACSEA)
Le document publié en français et en anglais, à l’issue de la 30ème Conférence des parties sur le climat (COP30), tenue à Belém au Brésil, indique que : « La décision d’augmenter le financement cde l’adaptation pour le doubler d’ici 2025 et le tripler d’ici 2035 constitue un changement important. Depuis de nombreuses années, l’adaptation ne reçoit qu’une faible part des financements climatiques mondiaux, alors même que les pays africains subissent certains des impacts climatiques les plus graves au monde. »
Gestion transparente
Tout en déplorant le retard avec lequel intervient la reconnaissance du déséquilibre dans les décisions sur la lutte contre le changement climatique, YAF Afrique se réjouit de voir son appel. « La reconnaissance de ce déséquilibre est tardive et s’aligne sur notre appel à plus que doubler les financements destinés à l’adaptation. Cependant, ces nouveaux engagements restent inférieurs à ce qui est nécessaire. Les estimations actuelles montrent que l’Afrique a besoin de 52 à 88 milliards de dollars par an d’ici 2030 rien que pour répondre à ses besoins d’adaptation. Les flux financiers réels sont bien en dessous de cette fourchette », signe I ’Initiative. YAF signale que de nombreuses économies africaines perdent déjà une part importante de leur croissance annuelle en raison de sécheresses, d’inondations, de températures élevées et d’autres perturbations liées au changement climatique. Et que « dans ce contexte, l’augmentation annoncée, bien que significative, ne correspond pas à l’ampleur du défi. Pour que le financement de l’adaptation remplisse pleinement son rôle, il doit être transparent, prévisible et fourni sous des formes qui n’aggravent pas le fardeau de la dette. Il doit être guidé par les priorités définies dans les plans nationaux d’adaptation et d’autres processus dirigés par les pays. Il doit également être suivi de manière rigoureuse afin de garantir que les engagements se traduisent par des ressources concrètes pour les communautés qui en ont le plus besoin. »
YAF Afrique attire l’attention sur le rôle des jeunes. « Nous sommes des acteurs engagés qui influencent les politiques, surveillent la mise en œuvre et demandent des comptes aux décideurs. Les résultats de la COP30 doivent créer un espace pour une participation et un suivi menés par les jeunes, en particulier alors que les pays avancent vers la mise en œuvre de l’Objectif Mondial sur l’Adaptation et le Nouveau Objectif Collectif Quantifié (NCQG). Déclaration de l’Initiative YAF Afrique sur le Financement de l’Adaptation à la COP30 – Belém, Brésil », souligne la déclaration.
« À l’approche de la COP31 et de la COP32, nous appelons à un système de financement qui réponde réellement aux besoins sur le terrain, qui reconnaisse les vulnérabilités spécifiques de l’Afrique et ses priorités de développement, et qui garantisse que l’adaptation reçoive l’attention et les ressources qu’elle mérite. La COP30 a apporté des progrès, mais pas encore la justice. L’Afrique ne devrait pas continuer à supporter l’augmentation des coûts liés aux impacts climatiques tout en recevant seulement une fraction du soutien nécessaire. L’Initiative YAF Afrique continuera de plaider pour un financement de l’adaptation qui reflète l’urgence du moment et les réalités du continent », avertit YAF Afrique.
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