La validation de la plateforme scientifique, mise sur pied par l’Observatoire national sur les changements climatiques et ses partenaires, a eu lieu le 14 janvier à Mbalmayo, suivie de la formation de quelques utilisateurs.
La validation de la plateforme scientifique, mise sur pied par l’Observatoire national sur les changements climatiques et ses partenaires, a eu lieu le 14 janvier à Mbalmayo, suivie de la formation de quelques utilisateurs.
Un outil d’orientation des décisions sectorielles, c’est ainsi que Paul Ghislain Poum, chef, en charge des travaux de modélisation climatique à l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC), qualifie la plateforme de suivie des risques de catastrophes climatique, validée le 14 janvier dernier au cours d’un atelier tenu à Mbalmayo. La validation a été suivie d’une formation des utilisateurs. Ces deux activités ont été précédées par un test réussi, avec une marge d’erreur inférieure à 5, a admis Isidore Séraphin Ngongo, chef du service de modélisation et ses applications industrielles à l’Ecole nationale supérieure Polytechnique de Yaoundé.
Pour ce dernier qui est par ailleurs, Directeur adjoint à la Direction des infrastructures de la planification et du développement au rectorat de l’université de Yaoundé I, la plateforme est le résultat d’un travail scientifique pertinent qui permet une prise de décision des nos autorités et même du commun des mortels. La plateforme sera disponible pour des utilisateurs différents. Du paysan au décideur en passant par des scientifiques. « L’intérêt de cet outil c’est d’aider nos décideurs à connaitre où se trouve la bonne information, par exemple, sur le climat. Nous avons, par exemple, des régions à risque, ils auront l’information à temps et pourront décider », a indiqué Isidore Séraphin Ngongo, participant à l’atelier de Mbalmayo où étaient aussi présents des représentants des collectivités territoriales décentralisées qui ont déjà été affectées par des catastrophes climatiques.
Dans son rôle, l’Observatoire national sur les changements climatiques produit déjà des alertes sur les risques que peuvent entraîner les évènements climatiques extrêmes (fortes chaleurs, pluviométrie abondante, etc.). Mais la prise de décisions pour l’anticipation des impacts ne lui incombe pas. « Nous proposons des informations utiles sur la base desquelles d’autres acteurs peuvent prendre des décisions », a précisé le Directeur général adjoint (DGA) de l’ONACC, Forghab Patrick Mbomba, qui a présidé l’atelier de Mbalmayo, en lieu et place du Directeur général, Joseph A. Amougou, empêché. Le DGA a rappelé que : « la plateforme validée servira à la transformation des données scientifiques et opérationnelles en informations exploitables ; la plateforme va permettre de suivre jour après jour l’information sur le climat. Avec des indicateurs tels que les couleurs qui vont renseigner sur les dangers ou non dans une zone », a dit Forghab Patrick Mbomba.
Il faut rappeler que les évènements catastrophiques et climatiques (glissements de terrains, inondations) enregistrés au Cameroun ces derniers temps ont bel et bien été annoncés à l’avance par l’ONACC, dans les bulletins de prévisions météorologiques produits tous les dix jours par ses soins. Les bilans de ces incidents auraient été moins lourds si des décisions conséquentes avaient suivies la publication de l’information.
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