La cérémonie de remise de parchemins à 317 gardiens de la nature a eu lieu le 29 août dernier sur le campus de cet établissement.
La cérémonie de remise de parchemins à 317 gardiens de la nature a eu lieu le 29 août dernier sur le campus de cet établissement.
Le Cameroun est partie prenante de la Convention des Nations Unies sur le climat. La forêt, avec sa capacité à séquestrer du gaz carbonique qui lui confère le titre de puits de carbone, joue un rôle indéniable dans la lutte contre les changements climatiques. Et les Etats, comme ceux du bassin du Congo, deuxième forêt du monde, après l’Amazonie, et dont fait partie la Cameroun, qui compte environ 22 millions d’hectares de forêt, selon le ministère des Forêts et de la Faune (Minfof) ont été invités à la gestion durable de leur patrimoine naturel pour sauver la planète qui suffoque à cause du réchauffement climatique.
Dans cette perspective, se doter des ressources humaines de qualité est indispensable. L’Eole nationale des Eaux et Forêts (ENEF) de Mbalmayo, chef-lieu du département du Nyong et So’o, située à 48 km de Yaoundé, est un des viviers sûrs en la matière. Elle fournit chaque année, des produits aux compétences avérées et prêts pour la tâche, depuis 1949.
Le 29 août 2025, 317 autres gardiens de la nature, issus des cycles « Agents techniques », « Techniciens » et « Techniciens supérieurs » des Eaux et Forêts, ont reçu leur diplôme de fin d’étude après deux ans de formation dans la rigueur, la discipline et la solidarité. C’était en présence du Secrétaire général du ministère de Forêts et de la Faune, Joseph Nyongwen, représentant le ministre Jules Doret Ndongo, empêché, des élites, des autorités administratives, traditionnelles et municipales du Nyong et So’o, et des parents des lauréats venus très nombreux.
La joie d’avoir fini la formation n’a pas caché l’incertitude qui animait les lauréats, quoique bien formés. Une inquiétude qu’a exprimée leur porte-parole, Ange Armelle Menye Ayangma. « Pour ceux de nos camarades voulant postuler pour la fonction publique, un esprit de frustration a accaparé leur tranquillité car depuis trois sessions déjà, les techniciens supérieurs des Eaux et Forêts n’ont pas eu l’opportunité de participer au concours d’intégration à la fonction publique (…) », a déploré la jeune lauréate.
Les enseignants très résilients
Le fonctionnement de l’ENEF est aussi affecté par des difficultés inerrantes à la situation sociale que connaissent certaines régions, voire tout le pays. Situation qui oriente les moyens vers d’autres priorités et qui aurait causé la réduction considérable des salaires des enseignants de cette école. Toutefois, son directeur, Germain Mbock, a dit compter sur les enseignants très résilients, qui ont su, malgré les hauts et les bas, œuvrer pour aboutir aux résultats louables qui ont été appréciés par l’assistance ; le tout agrémenté par une compagnie de musique très inspirée.
Toutes ces doléances ont trouvé des oreilles attentives de la tutelle au travers du Secrétaire général, représentant du Minfof. En fait, Joseph Nyongwem a annoncé le début de la construction des infrastructures modernes à l’ENEF au premier trimestre de 2026, avec l’appui de la Coopération japonaise, la poursuite des négociations pour l’ouverture des portes de la fonction publique aux diplômés de l’Ecole nationale des Eaux et Forêts dont la création d’un pool de performance a déjà été validée.
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