L’initiative du Réseau des Parlementaires pour la Promotion du Genre qui bénéficie de l’appui du ministère de la Promotion de la femme et de la famille a donné lieu à un échange avec comme entre autres recommandations la mise sur pied d’un Conseil national de la femme.
Par La Rédaction avec UNFPA
Un conclave a réuni les membres du Réseau des Parlementaires pour la Promotion du Genre (REPAGE), ceux du Centre AFIRI-Espace sûr pour les femmes et les filles, ceux du Sénat et de l'Assemblée nationale se sont réunis à Yaoundé. La rencontre, une session de plaidoyer pour l'adoption d'une loi contre les Violences Basées sur le Genre (VBG), a bénéficié de l'appui institutionnel du ministère de la Promotion de la Femme et de la famille en présence des représentants du ministère de la Justice garde des sceaux, des organismes internationaux, des leaders traditionnels et religieux, de la société civile, des associations de femmes, etc.
Pour Yvonne Belema, présidente et fondatrice du Centre "AFIRI", il est impératif qu’une loi nationale contre les violences basées sur le genre (VBG) soit votée au Cameroun pour permettre de “ralentir les élans des bourreaux.” Selon elle : "Une telle loi obligera ceux qui commettent des crimes et violences, qui tuent leurs conjointes et compagnes dans la quasi impunité actuelle, d’avoir désormais peur, sachant que la loi prévoit des mesures répressives fortes et sans équivoques dressées contre eux."
Cette réunion qu’a présidée le vice-président de l’Assemblée nationale Théophile Baoro, a donné l'occasion aux parlementaires présents de s’enquérir de l'état d'avancement du projet de loi auprès des sectoriels, en vue de son adoption prochaine. Un état des lieux présenté par le ministre Délégué auprès du Ministre de la Justice, Jean de Dieu Momo, et le Secrétaire général du ministère de la Promotion de la femme et de la famille.
“L'éradication des violences basées sur le genre apparaît comme un levier essentiel pour concrétiser pleinement la vision de la SND30 et permettre à chaque citoyen de contribuer au développement national dans un environnement sécurisé », a indiqué le Chargé de Bureau du Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA) Aymar Narodar Some. L’UNFPA qui a apporté son assistance technique et financière au REPAGE et au Centre Afiri. Une assistance à travers laquelle, UNFPA, Agence du Système des Nations Unies pour la Santé Sexuelle et Reproductive, réitère son engagement auprès du gouvernement Camerounais dans la lutte pour l’élimination de toutes formes de VBG y compris les pratiques culturelles néfastes et les mariages d’enfants.
Au terme des travaux, des recommandations ont été formulées dont un meilleur accompagnement des survivantes, un suivi des actions de prévention et la mise en place d’un conseil national de la femme.
C’est la deuxième fois, en l’espace de quatre mois que le parlement camerounais planche sur les questions en rapport avec le bien-être de la femme et de la jeune fille. Le 27 mars dernier, l’article 14, alinéa 1 du Protocole à la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, connu comme « Protocole de Maputo » a été relu à l’Assemblée nationale au cours d’une séance plénière.
En fait, le Protocole de Maputo est texte international, en vigueur depuis 2005 par lequel les pays signataires s’engagent pour la promotion des droits de la femme en politique, au travers de l’égalité sociale et politique avec les hommes, à son autonomisation afin d’améliorer ses conditions de vie en santé en mettant fin aux mutilations génitales féminines et à toute autres formes de violences basées sur le genre.
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