Les deux parties, réunies à Yaoundé le 22 janvier ont, entre autres, relevé les principaux facteurs qui ralentissent l’avancement des chantiers.
Les deux parties, réunies à Yaoundé le 22 janvier ont, entre autres, relevé les principaux facteurs qui ralentissent l’avancement des chantiers.
Face aux retards récurrents observés dans l’exécution de plusieurs projets routiers à financement conjoint, le ministère des Travaux publics (MINTP) et la Banque africaine de Développement (BAD) se sont réunis le 22 janvier 2026 à l’occasion d’un atelier de concertation. Ceci en vue de mettre en place un ensemble de mesures visant à renforcer l’efficacité opérationnelle des projets en cours. Les échanges ont permis de relever les principaux facteurs qui ralentissent l’avancement des chantiers, notamment les retards dans le paiement des décomptes, les délais de traitement des avis requis par la Banque, et la performance perfectible de certaines unités de gestion des projets (UGP). Autant de dysfonctionnements qui, selon Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre du MINTP, impactent directement le rythme des travaux et compromettent l’atteinte des objectifs contractuels.
Une solution envisagée par les deux parties est la réouverture ciblée de certains accords de prêt clôturés, afin de garantir la pleine opérationnalisation de projets stratégiques. La BAD a ainsi été invitée à examiner les modalités de réactivation des accords relatifs aux projets Ketta–Djoum et Bamenda–Enugu, notamment pour la réalisation des aménagements connexes liés à la construction du pont sur le fleuve Logone. Une démarche qui vise à éviter l’abandon d’investissements structurants déjà engagés.
L’autre point à l’ordre du jour est la nécessité d’accélérer l’émission de plusieurs avis attendus, indispensables au démarrage ou à la poursuite des travaux, notamment le rapport d’analyse des offres pour la route Edéa–Kribi, les travaux du pont de Palar, la voirie de Nkambe, les rapports d’audit comptable et financier, ainsi que le dossier d’appel d’offres des travaux restants du pont sur le Logone. L’objectif est de réduire les délais administratifs qui ralentissent l’exécution sur le terrain.
S’agissant de la Ring Road, section Bamenda–Bafut–Wum longue de 88 km, axe clé pour le désenclavement de la région du Nord-Ouest, les discussions ont porté sur le choix du mode de contractualisation le plus adapté afin de sécuriser l’exécution des travaux dans un contexte sensible.
La situation actualisée du portefeuille de la BAD dans le secteur des transports au Cameroun révèle des engagements importants, avec un volume d’accords signés de 887,6 milliards FCFA, dont 57,41 % sont en cours d’exécution. Toutefois, le taux de décaissement reste limité à près de 30 %, soulignant l’urgence de lever les obstacles opérationnels. Entre 2021 et 2025, ce portefeuille s’est fortement accru, représentant près de 69 % du volume global.
Au terme des travaux, des recommandations concrètes ont été formulées, notamment l’accélération de l’attribution du lot 3 Ngaoundéré–Garoua, précisément le tronçon Pont de Kéroua–Pont de Salah (77 km), ainsi que la poursuite diligente du processus sur la route Edéa–Kribi.
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