C'est à cet effet que 52 pays sont réunis à Yaoundé à l’occasion du 23ᵉ Congrès de l’AAEA du 09 au 13 février 2026 en vue de trouver des pistes de sortie durables
C'est à cet effet que 52 pays sont réunis à Yaoundé à l’occasion du 23ᵉ Congrès de l’AAEA du 09 au 13 février 2026 en vue de trouver des pistes de sortie durables
En Afrique, l’eau et l’assainissement demeurent l’un des défis majeurs du développement durable. Plus de 400 millions de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité, tandis que plus de 800 millions restent privées de services d’assainissement de base. Ce déficit structurel fragilise les systèmes de santé, freine la scolarisation, accentue la pauvreté urbaine et rurale et expose le continent à des crises sanitaires et climatiques de plus en plus fréquentes. À cela s’ajoute un stress hydrique croissant, qui touche désormais un Africain sur trois.
C’est dans ce contexte d’urgence que s’est ouvert le 9 février 2026 à Yaoundé, le 23ᵉ Congrès international et Exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), sous le thème : « Eau et assainissement pour tous : des actions fortes pour l’Afrique ». Pendant cinq jours, près de 3 000 experts, décideurs, partenaires techniques et financiers sont réunis pour dépasser le stade des constats et accélérer la prise de décisions concrètes. L'enjeu de la rencontre est de transformer les engagements en actions concrètes et faire de l’eau un véritable levier de dignité, de résilience et de développement pour le continent africain.
Pour les responsables de l’AAEA, le défi est autant politique qu’économique. « Les besoins d’investissement pour atteindre l’ODD 6 dépassent 50 milliards de dollars par an, alors que les financements mobilisés restent très insuffisants », a rappelé Olivier Gosso, le Directeur exécutif de l’Association, appelant à considérer l’eau comme un secteur stratégique majeur, au même titre que l’énergie ou les transports.
Les solutions espérées passent par une meilleure gouvernance du secteur, des investissements structurants, l’innovation technologique et une reconnaissance institutionnelle plus forte au niveau continental. « L’Afrique ne peut plus subir son destin hydrique. Elle doit désormais le maîtriser et le gouverner », a souligné Dr Blaise Moussa, Président de l’AAEA, qui plaide pour des politiques publiques courageuses et une mobilisation collective durable.
Au-delà des panels et des échanges institutionnels, le congrès se distingue par une forte mobilisation internationale autour des solutions concrètes. Les solutions mises en avant à Yaoundé s’appuient sur des expériences africaines déjà probantes. Le Sénégal, par exemple, expose son modèle de partenariat public-privé dans la gestion de l’eau urbaine, qui a permis d’améliorer la continuité du service et d’augmenter le taux d’accès à l’eau potable à Dakar et dans plusieurs centres urbains. Le Ghana, de son côté, présente des solutions innovantes de gestion communautaire de l’eau et de l’assainissement, combinant stations de traitement décentralisées, technologies à faible coût et implication des collectivités locales pour renforcer la durabilité des infrastructures.
Pas moins de 52 pays prennent part à l’exposition internationale, venus présenter leur savoir-faire, leurs innovations technologiques et leurs modèles de gestion dans les domaines de l’eau potable, de l’assainissement et de l’hygiène.
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