C'est l'une des recommandations du 23ème congrès international et exposition de l'AAEA pour régler la problématique en Afrique
C'est l'une des recommandations du 23ème congrès international et exposition de l'AAEA pour régler la problématique en Afrique
Le rideau est tombé hier , 12 février 2026, sur le 23ème Congrès international et Exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) à Yaoundé. Durant plusieurs jours, experts, opérateurs, partenaires techniques et financiers ont débattu des réponses à apporter à un continent confronté à la pression climatique, à la croissance démographique et à l’urbanisation accélérée. Pour Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Énergie, « L’Afrique entend désormais passer du diagnostic à l’action structurée et durable. Il est important de mettre en place des actions fortes pour garantir l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, pilier essentiel du développement durable en Afrique ». Trois priorités sont mises en avant, notamment la sécurisation de la ressource face au changement climatique, l’amélioration de la performance des opérateurs grâce à la digitalisation et à la réduction des pertes, ainsi que la modernisation des infrastructures.
Pendant le congrès, le volet assainissement a par ailleurs occupé une place centrale, avec un plaidoyer pour des solutions intégrées incluant la valorisation des déchets dans une logique d’économie circulaire. Selon les experts, « L’assainissement n’est pas un secteur secondaire ; il est au cœur de la santé publique et de la dignité humaine ».
La dimension continentale et coopérative du congrès a été fortement saluée. Le ministre tchadien de l’Eau et de l’Énergie, Marcelin Passalé Kanabé, a appelé à « mutualiser les expériences et consolider les partenariats africains face aux défis communs ». Sur les stands, la coopération Sud-Sud est manifeste. Le Sénégal, à travers la SEN’EAU, a partagé son modèle performant de gestion urbaine déléguée ; la Côte d’Ivoire, via la SODECI, a exposé ses mécanismes d’amélioration du rendement des réseaux ; le Maroc a quant à lui présenté ses stratégies de gestion résiliente face au stress hydrique.
Les innovations industrielles n’étaient pas en reste. Des entreprises africaines et internationales ont dévoilé des solutions de potabilisation, de comptage intelligent pour lutter contre l’eau non facturée, ou encore des équipements de canalisation adaptés aux réalités locales. Pour le président de l’AAEA, Dr Blaise Moussa, « Ce salon n’est pas qu’une exposition de matériel ; c’est un laboratoire où se dessine l’avenir de l’eau en Afrique ».
Le point culminant de la rencontre à été l’adoption de la Déclaration de Yaoundé, cadre stratégique appelant à un engagement politique renforcé, une gouvernance transparente, des opérateurs financièrement viables et des mécanismes de financement adaptés aux réalités africaines. Le passage de témoin au Sénégal, futur pays hôte en 2028, a symbolisé la continuité de cette dynamique continentale.
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