Un dialogue multipartite sur la santé de reproduction scrute depuis le 7 mai à Yaoundé, les possibilités pour l’amélioration des droits de la santé reproductive au Cameroun ; la concertation de deux jours bénéficie de l’appui du Centre ODAS.
Un dialogue multipartite sur la santé de reproduction scrute depuis le 7 mai à Yaoundé, les possibilités pour l’amélioration des droits de la santé reproductive au Cameroun ; la concertation de deux jours bénéficie de l’appui du Centre ODAS.
Une cinquantaine des représentants des organisations de la société civile, des organisations internationales, des administrations sectorielles (ministères de la Santé publique, de la Justice garde des sceaux, de la Promotion de la femme et de la Famille) prennent part, depuis le 7 mai 2026, à Yaoundé, à deux jours de dialogue multipartite sur la santé de reproduction, organisé avec l’appui du ODAS, l’Organisation pour le dialogue sur l’avortement sécurisé.
Cette rencontre, a précisé Guy Mendo Ze, rentre dans la suite de la démarche engagée par la Cameroon National Association for Family Welfare, en 2024 au travers d’une réunion avec des parlementaires, des organisations non gouvernementales nationales et internationales qui visait à créer une task force des représentants du peuple (députés et sénateurs). Aujourd’hui, les acteurs des droits sexuels et reproductifs sont dans une synergie d’action leur permettant de fédérer leurs forces et leurs intelligences pour continuer à poser ou alors à imposer ces questions dans l’agenda des décideurs. CAMNAFAW et la Société des gynécologues obstétriciens du Cameroun (SOGOC) travaillent ensemble dans le plaidoyer pour les droits sexuels et la santé de reproduction, en particulier l’accès à l’avortement sécurisé.
Comme les autres droits humains, le droit à la santé de reproduction (SR) interpelle chaque citoyen dans n’importe quel pays au monde et, encore particulièrement, au Cameroun où le taux de mortalité maternelle qui est de 271 décès pour 100.000 naissances vivantes, demeure encore en-deçà de la cible fixée par le pays dans le cadre des Objectifs du développement durable (ODD).

Selon les résultats générés par le nouveau calculateur du retour sur l’investissement de l’avortement sécurisé récemment lancé en ligne par le Guttmacher Institute dans 117 pays à revenu faible et intermédiaire :
« 666 millions de dollars (plus de 36,5 milliards FCFA) supplémentaires par an dans des services d'avortement sécurisé pourraient permettre de réduire les coûts de traitement des complications liées à l'avortement de 1,39 milliard de dollars, soit un retour supérieur à deux pour un. Garantir un accès quasi universel à l'avortement sécurisé dans ces 117 pays produirait des économies annuelles globales de 728 millions de dollars (plus de 37 milliards FCFA) ».
En effet, à en croire la Société des gynécologues obstétriciens du Cameroun (SOGOC), il faut entre 44000FCFA ($80) et 524000FCFA (presque $1000) pour traiter un cas de complications d’un avortement non-sécurisé. C’est le lieu de reprendre la question de Didier Fotsing Point focal ODAS au Cameroun :
« Qu’est-ce qui est bien pour nous en ce moment ? Comment faire ensemble pour faire baisser les décès liés à l’avortement non-sécurisé ? »
Rappelons selon les spécialistes de la santé, les complications de l’avortement (non-sécurisé, en l’occurrence) figurent parmi les trois causes principales des décès des femmes en période de couches.
Le Cameroun a ratifié le Protocole de Maputo, adopté le 11 juillet 2003 et en vigueur depuis le 25 novembre 2005, visant à garantir les droits humains des femmes en Afrique. Il complète la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples. Ici, l’avortement (interruption volontaire de grossesse) est restrictif ; il n’est autorisé qu’en cas de viol, lorsque la santé de la mère ou celle du fœtus est en danger. Mais tout ceci doit être prouvé par des spécialistes de la santé ou des magistrats. Une procédure qui prend souvent beaucoup de temps. Le dialogue multipartite se déroule en présence de Kadidiatou Sow, directrice du Centre ODAS.
.jpeg)

Like
Dislike
Angry
Sad
Funny
Wow
Travaux scientifiques : comment améliorer l’utilisation des résultats coince
21/09/2024Plan d’occupation des sols : Arme contre l’accaparement des terres
30/03/2024Ce site nécessite l'autorisation de cookies pour fonctionner correctement.

Commentaires 0