L’appel est du Réseau panafricain pour la conservation des ressources naturelles d’Afrique
L’appel est du Réseau panafricain pour la conservation des ressources naturelles d’Afrique
Cette année 2026, la commémoration de la Journée internationale des Forêts a mis l’accent sur la place de ces écosystèmes sur l’économie du continent. « Les forêts et l’économie », thème choisi, interpelle les Africains sur le rôle important de les conserver pour une exploitation durable.
Et le Réseau panafricain pour la conservation des ressources naturelles d’Afrique (PANCANR) qui s’est joint à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour la célébration, a appelé les décideurs à « Placer le capital forestier au cœur de la relance économique de l’Afrique ». PANCANR est une organisation dédiée à la gestion durable et à la protection du patrimoine naturel de l’Afrique dans le but d’assurer la postérité des générations présentes et futures.
Dans un communiqué signé du 19 mars dernier, Almami Damph, secrétaire exécutif du Réseau Panafricain pour la Conservation des Ressources Naturelles d’Afrique (PANCANR) qui est une organisation de premier plan dédiée à la gestion durable et à la protection du patrimoine naturel de l'Afrique, afin d'assurer la prospérité des générations présentes et futures. Le secrétaire exécutif de PANCANR, rappelle que le poumon vert est sous-valorisée par le continent. Or, insiste-t-il, « Bien que les forêts couvrent 23 % de la superficie du continent soit environ 674 millions d'hectares, elles demeurent le pilier invisible de la résilience africaine. De la régulation climatique à la sécurité hydrique, les forêts soutiennent directement la productivité des secteurs agricole, énergétique et industriel. Pour des milliards de personnes, elles sont bien plus qu'un écosystème : elles représentent une source primaire de nutrition, d'énergie et de revenus. » il relève qu’il y a « Une urgence continentale : 3,7 millions d'hectares perdus chaque année. Les conclusions du PANCANR sont alarmantes : malgré leur importance vitale, les forêts africaines connaissent le taux de déforestation le plus élevé au monde.
Corruption
Entre 1990 et 2010, l'Afrique a perdu en moyenne 3,7 millions d'hectares par an. Cette dégradation, aggravée par l'expansion agricole et l'exploitation non durable, menace directement les aspirations de l'Agenda 2063 de l'Union Africaine ». Un déficit de financement qui, selon lui, entrave le développement durable/ Le secrétaire exécutif du PANCANR remarque, pour le déplorer que : « Les forêts sont chroniquement sous-financées et largement ignorées dans les processus de décision économique ». PANCANR invite alors les gouvernements africains à un changement de paradigme par des investissements massifs pour la gestion durable des forêts pour des économies résilientes.
Au Cameroun, deuxième réserve forestière du bassin du Congo et de l’Afrique, la forêt contribue à environ 4,3% - 6% du produit intérieur brut (PIB). Cette filière, à travers l’exploitation du bois, compte près de 45 000 à 200 000 emplois, formels et informels. Le pays qui compte 22 millions d’hectares de forêts, d’après les chiffres officiels publiés par le ministère des Forêts et de la Faune, n’échappe pas à l’exploitation illégale et non durable de cette ressource. Les activités humaines comme, l’agriculture itinérante sur brûlis, la pêche, la chasse, la construction des ouvrages (routes, ponts, barrages), l’exploitation forestière exacerbent toutes les mesures de durabilité mises sur pied par les décideurs. A cause de la corruption, il est souvent décrié des décalages entre les quantités déclarées et celles réellement exportées, surtout vers des pays de l’Asie.
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