Le Cameroun a ouvert un échange de trois jours le 03 juin, pour le renforcement de la collaboration multisectorielle pour une surveillance sanitaire intégrée de la faune sauvage selon l’approche « Une seule santé »
Le Cameroun a ouvert un échange de trois jours le 03 juin, pour le renforcement de la collaboration multisectorielle pour une surveillance sanitaire intégrée de la faune sauvage selon l’approche « Une seule santé »
Sa riche biodiversité peut susciter un attrait mais elle fait aussi d’elle une zone à risque pour l’humain.
Le Bassin du Congo, deuxième forêt tropicale humide du monde qui abrite six pays dont le Cameroun est un réservoir des zoonoses (maladies transmises à l’homme par la faune sauvage).
Le Cameroun a déjà expérimenté des zoonoses directement dans son sol quand il n’est pas sous la menace d’une zoonose qui affecte un Etat voisin.
Bien que se tirant toujours d’affaire, le gouvernement camerounais améliore au jour le jour ses méthodes de riposte passant de l’action individuelle au collectif.
D’où l’adoption de l’approche « UNE SEULE SANTE » pilotée par le Comité technique du Programme zoonose, créé en 2014 et dont le coordonnateur Sali Ballo a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier national de trois jours le 03 juin à Mbankomo, à 30 minutes de Yaoundé.
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Des spécialistes de la santé humaine, animale et environnementale venus des ministères de la Santé publique, de l’Environnement de la Protection de la nature et du Développement durable, de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, des Forêts et de la Faune, des organisations sous leur tutelle et des laboratoires y prennent part.
La présence des partenaires comme le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le Centre pour la foresterie internationale (CIFOR/ICRAF), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds mondial pour la nature (WWF)… est aussi à signaler.
Il sera question de renforcer la collaboration multisectorielle en matière de surveillance sanitaire intégrée de la faune sauvage selon l’approche une seule santé.
Patrick Jagoret, représentant du CIRAD, a relevé que l’atelier de trois jours (du 03 au 05 juin 2026) se situe dans une période charnière où un pays du Bassin du Congo, la République Démocratique du Congo (RDC), est frappé par une épidémie de fièvre à virus Ebola.
Pour le CIRAD, la prévention ne doit pas se limiter aux hôpitaux et aux laboratoires ; il faut aller vers les communautés, les chasseurs, etc., étant donné qu’au moins six maladies infectieuses sur dix sont des zoonoses.
Frankline Nghobuoche du CIFOR/ICRAF, la pression galopante sur les écosystèmes augmente les risques sur la faune sauvage du bassin du Congo.
Les communautés riveraines peuvent jouer un grand rôle dans le dépistage précoce des zoonoses pour leur prise en charge efficace.
Car, selon le représentant du coordonnateur au pays de la FAO, surveiller la santé de la faune, c’est surveiller la santé du pays et les présentations des maladies ne suffisent mais il faut faire une analyse collaborative des forces, des faiblesses et des menaces.
Dr Henri Zambou, consultant en Santé publique, spécialiste de « Une seule santé », affirme que le contact de l’homme avec la faune sauvage, soit pour sa domestication, soit pour sa consommation a des risques de transmission de germes.
L’action de l’homme à travers la déforestation, la création des champs modifie l’écosystème de la faune sauvage.
Le Cameroun veut devenir une référence internationale en matière de lutte contre les zoonoses en 2035.
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