Une recommandation exprimée au cours d’un panel d’échanges d’expériences tenu le 22 juin pendant l’atelier de renforcement des capacités des acteurs de l’Autorité du Bassin du Niger à Yaoundé
Une recommandation exprimée au cours d’un panel d’échanges d’expériences tenu le 22 juin pendant l’atelier de renforcement des capacités des acteurs de l’Autorité du Bassin du Niger à Yaoundé
Un panel de quatre intervenants a clôturé la première journée de l’atelier de renforcement des capacités des acteurs de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) organisé à Yaoundé.
L’atelier de quatre jours porte sur le thème : « Pour un Bassin du Niger résilient ; Accroître et assurer la durabilité des investissements structurants pour la sécurité en eau ».
Venue pour cet atelier, Nana Aïchatou Maïgari, conseillère technique à la GIZ au Niger, se dit satisfaite des résultats du Nexus Eau-Énergie-Alimentation avec plus de 100 femmes au Niger entre 2021 et 2023.
Pour résoudre le problème d’accès à l’eau pour l’agriculture, le projet financé par la coopération allemande a familiarisé les femmes avec l’utilisation de forages alimentés par de l’énergie solaire, des semences améliorées et des engrais naturels.
L’implication des communautés bénéficiaires dès le début a facilité leur adhésion et leur appropriation des techniques.
Au Cameroun, Moussa Koué et ses concitoyens s’investissent depuis plusieurs années dans la lutte contre les terres dégradées dues à l’utilisation abusive des engrais chimiques.
Les deux tiers des terres dégradées du Cameroun se trouvent dans le Nord et l’Extrême-Nord, ce qui justifie les initiatives de restauration et de promotion du compost ainsi que des techniques limitant l’érosion.
Ces exemples de résilience climatique ont été salués par Seidou Seyni, Coordonnateur régional du Programme intégré de développement d’adaptation au changement climatique.
Cependant, ces expériences se heurtent aux défis de sécurisation foncière auxquels sont confrontées les communautés.
Aïchatou Maïgari estime que pour pérenniser les acquis, il est judicieux d’acheter les parcelles utilisées et de les mettre à la disposition des communautés.
Seydou Seini pense quant à lui que le problème peut être résolu si les populations sont impliquées dès le début du processus de restauration des terres dégradées et si ces terres bénéficient ensuite d’un statut juridique garantissant leur gestion communautaire.
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