Douze ans après l’application de l’arrêté conjoint MINEPDED/MINCOMMERCE du 24 octobre 2012 règlementant sa fabrication, son importation et de sa commercialisation, l’emballage non biodégradable règne en maître dans tous les espaces du Cameroun.
Douze ans après l’application de l’arrêté conjoint MINEPDED/MINCOMMERCE du 24 octobre 2012 règlementant sa fabrication, son importation et de sa commercialisation, l’emballage non biodégradable règne en maître dans tous les espaces du Cameroun.
« A mon arrivée à l’aéroport de Kigala, après l’obtention physique de mon visa que j’avais demandé en ligne, j’ai été dirigée dans un coin de la salle où l’on m’a demandé de sortir tous les emballages en plastiques de mes effets et de les jeter dans une poubelle juste à côté. Ce que j’ai fait et durant tout mon séjour d’une semaine, je n’ai aperçu aucun plastique dans aucun lieu que j’ai visité », se souvient un Camerounais pour simplement se demander ce qui n’a pas marché dans son propre pays.
Son pays où en 2012, le ministre de l’Environnement de la Protection de la nature et du Développement durable (MINEPDED) et le ministre du Commerce (MINCOMMERCE), ont signé un arrêté conjoint Portant réglementation de la fabrication, de l’importation et de la commercialisation des emballages non biodégradables.
Deux années de sursis ont été accordées aux fabricants pour se mettre à jour. La mesure prenait alors effet le 24 avril 2014.
Les emballages plastiques s’utilisent même pour servir la nourriture cuite ou pour la contenir avant d’être portée au feu.
« Je me sers souvent des plastiques pour emballer les mets de haricot, de maïs, de macabo râpé, etc. lorsque je ne trouve pas les feuilles de bananier ou de jonc », souffle une ménagère rencontrée à Yaoundé.
Des pratiques plutôt inquiétantes, selon les experts ; le plastique contient des substances toxiques qui peuvent même perturber la fécondité chez la femme en l’exposant aux fausses couches.
De l’usine de fabrication à sa détérioration dans la nature, le plastique nuit à l’environnement, aux hommes aux animaux et aux végétaux.
Sa fabrication pollue l'atmosphère. Dans la nature, il se fragmente en microplastiques persistants, contaminant l'environnement et pénétrant dans la chaîne alimentaire jusqu'à infiltrer le corps humain.
L’interdiction récente du plastique dans l’Etat de Lagos, au Nigeria avait été saluée par des défenseurs de l’environnement comme Greenpeace.
« Nous félicitons l’État de Lagos au Nigeria d’avoir franchi une étape décisive vers la durabilité environnementale en interdisant le polystyrène et d’autres plastiques à usage unique. Il s'agit là d'un signal positif que le Nigéria est déterminé à s'attaquer aux problèmes environnementaux critiques et à contribuer à un avenir durable aux côtés d'autres nations africaines », indiquait Hellen Kahaso Dena, alors un des responsables du projet Pan-African Plastic Lead de Greenpeace Africa dans un communiqué datant du 25 janvier 2024.
Le Cameroun se joint à la communauté internationale ce 05 juin pour commémorer la Journée mondiale de l’Environnement avec pour thème :
avec le plastique présent à toutes les sauces, des fabricants et des vendeurs opérant en toute quiétude.
(1) Sont interdits, la fabrication, l’importation, la détention et la commercialisation ou la distribution à titre gratuit des emballages plastiques non biodégradables à basses densité inférieure ou égale à 60 microns d’épaisseur (1 micron vaut 1/1000 mm) ainsi que les granulés servant à leur fabrication.
(2) La production, l’importation, la détention, la commercialisation des emballages plastiques non biodégradables de plus de 60 microns et les granulés servant à leur fabrication sont soumises à l’obtention d’un permis environnemental visé à l’article 4 ci-dessus.
(1) Les indications relatives à l’épaisseur, la formulation, la biodégradabilité ou non, le nom et l’adresse précis du fabricant figurent sur les emballages plastiques fabriqués ou importés conformément à la règlementation en vigueur.
(2) Les indications visées à l’alinéa 1 ci-dessus clairement visibles et facilement lisibles pour faciliter l’identification et la classification.
Il est formellement interdit de brûler les plastiques à l’air libre, de les jeter dans la nature ou de procéder à leur enfouissement.
(1) Tout fabricant, importateur ou distributeur des emballages en verre ou en métal met en place un système de récupération, de reprise, de collecte, de réutilisation et de revalorisation de ces déchets d’emballages dans des conditions écologiques rationnelles.
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