C’est, conscients de ce fait, que les journalistes du JNMAP ont eu un échange virtuel avec le tout nouveau Point focal ODAS au Cameroun, Guy Martial Mendo Ze, le 21 Juillet dernier
C’est, conscients de ce fait, que les journalistes du JNMAP ont eu un échange virtuel avec le tout nouveau Point focal ODAS au Cameroun, Guy Martial Mendo Ze, le 21 Juillet dernier
La courbe de mortalité maternelle est baissière au Cameroun. Les dernières estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui date de 2025, font état de 258 décès sur 100 000 naissances vivantes. Mais, Guy Martial Mendo Ze, Point Focal ODAS au Cameroun, bien que louant les efforts ayant facilité ces résultats trouve qu’il y a encore à faire pour arriver à zéro décès pour 100 000 naissances vivantes. M. Mendo Ze a entretenu les membres du Jounalists Network for Maputo Action’s Plan (JNMAP), Réseau des journalistes pour l’application du Plan d’action de Maputo, le 21 juillet dernier sur : « Comprendre la domestication de l’article 14 du Protocole de Maputo »
S’attaquer aux causes des décès évitables est une solution efficace. Parmi ces causes figure l’avortement clandestin dont les complications, saignements et infections peuvent entraîner les décès des clientes, l’infertilité et les décès maternels. En adoptant le protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes africaines, les Etats du continent ont compris la nécessité de prendre des mesures pour faire reculer considérablement les décès maternels. Instrument juridique, ce document connu sous le nom de protocole de Maputo, capitale mozambicaine ayant abrité la rencontre de son adoption, a été ratifié par 46 Etats sur les 55 que compte l’Afrique. Ce qui est un record de mobilisation, selon Guy Martial Mendo ZE.
Le Cameroun, où l’accès à l’avortement n’est autorisé que pour les cas de viols et de santé physique ou mentale de la mère, du risque pour la vie de la mère ou du fœtus, a signé et ratifié le Protocole de Maputo. Pour faire avancer son application, la CAMNAFAW, à travers le projet ADO-Jeunes, a mobilisé les différents acteurs, (ministères de la justice, de la Santé publique, de la Promotion de la femme et de la Famille), la société civile, les sociétés savantes, les parlementaires. Une Task-Force des parlementaires a vu le jour.
Il a été organisé une plénière au cours de laquelle chaque ministère concerné est intervenu, ensuite des questions des parlementaires et des recommandations, et le président de l’Assemblée nationale a saisi chaque ministre pour qu’il prenne des actions pour faire avancer les choses.
Une recommandation au ministère de la Justice était d’arrimer le code pénal au Protocole de Maputo. « Nous avons le cas d’inceste reconnu par le PM mais qui n’est pas reconnu par le code pénal bien que l’inceste soit puni par la loi. Mais que faire de la grossesse issue de l’inceste ? », s’est interrogé M. Mendo Ze.
Contrairement à ce qui est souvent revenu au cours des réunions, a indiqué M. Mendo Ze, le Cameroun n’a jamais émis de réserve à la signature du Protocole de Maputo. Mais, Il a formulé une déclaration interprétative c’est-à-dire, avoir la meilleure compréhension de ce texte. Selon lui, Il y a déjà eu des actions de domestication du protocole de Maputo. Le document a 32 articles est déjà domestiqué au Cameroun. C’est le cas de la note du ministre des Enseignements secondaires qui autorise les jeunes filles enceintes à continuer leurs études dans les établissements scolaires. Pareil pour le code électoral qui accorde aujourd’hui un quota aux femmes sur les listes électorales.
L’invité du JNMAP relève que dans le protocole de Maputo, il y a l’article 6, qui aurait peut-être amené l’Egypte à ne pas ratifier cet instrument et l’article 14 qui parle de l’avortement qui sont sujets à des interprétations, des protestations et des protestations de certaines personnes parfois mal informées. Or, lorsque l’on lit ce texte, il ne s’agit aucunement d’une promotion la promotion de l’avortement comme l’on semble le faire croire. A cause des incompréhensions et des interprétations erronées, il faut vulgariser le Protocole de Maputo auprès des différentes couches de la population. Les journalistes avec !
En rappel, dédié au droit à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction, l’article 14, alinéa 2 du Protocole de Maputo comprend trois sessions. Les Etats prennent toutes les mesures appropriées pour :
a- assurer l’accès aux services de santé adéquats à des coûts abordables et à des coûts abordables et à des distances raisonnables, y compris les programmes d’information, d’éducation et de communication des femmes en particulier, celles vivant en milieu rural ;
b- fournir aux femmes des services pré et post natals, et nutritionnels pendant la grossesse et la période d’allaitement et améliorer les services existants ;
c- protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement, en autorisant l’avortement médicalisé, en cas de viol, d’incestes et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère et du fœtus.
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