En seulement deux mois, 1405 décès, 571 guérisons sur 3200 cas confirmés et un taux de létalité de 43,9% en RDC.
Par la Rédaction avec news.un.org
En seulement deux mois, 1405 décès, 571 guérisons sur 3200 cas confirmés et un taux de létalité de 43,9% en RDC.
Par la Rédaction avec news.un.org
« A ce jour, 3.200 cas confirmés ont été enregistrés, dont 773 patients en isolement ou hospitalisation, 571 personnes guéries et 1.405 décès. Le taux de létalité s’établit à 43,9 %, tandis que le taux de suivi des contacts atteint 77,8 % », ont indiqué les autorités sanitaires congolaises.
Le précédent décompte publié par les autorités de la RDC dimanche 26 juillet faisait état de 3.075 cas confirmés dont 1.354 décès dans cinq provinces du pays. Le seuil des 2.000 cas a été dépassé mi-juillet.
© UNFPA/ Junior Mayindu Un agent de santé en tenue de protection prend la température d'une femme enceinte dans l'est de la République démocratique du Congo, où l'épidémie d'Ebola se poursuit.
Ces nouveaux chiffres témoignent de l'ampleur prise en un peu plus de deux mois par cette 17e épidémie de maladie à virus désormais proche du bilan de la dixième, qui avait frappé les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri entre août 2018 et juin 2020. D'une durée de près de 22 mois, cette dernière avait totalisé 3.470 cas, 2.287 décès et 1.171 survivants. Elle demeure la deuxième plus importante épidémie jamais enregistrée dans le monde, après celle qui a touché l'Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2016.
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Dans l’est de la RDC, la transmission reste active dans 47 des 48 zones de santé touchées, réparties dans cinq provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uélé, le Sud-Kivu et la Tshopo.
Mais le foyer de la crise se situe toujours en Ituri. Cette province du nord-est, frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda, concentre 2.848 des 3.200 cas confirmés, soit 89 % du total, ainsi que 1.184 décès.
Selon Kinshasa, les « données disponibles permettent de suivre de façon plus précise l'évolution des cas et des décès », et d'adapter ainsi « la riposte aux réalités du terrain ».
Les activités de suivi des contacts se poursuivent, tandis que le renforcement de la surveillance, des capacités de diagnostic et des structures de soins améliore la détection et la prise en charge des patients. En parallèle, les campagnes de sensibilisation communautaire et le contrôle aux points d'entrée visent à freiner la propagation du virus.
Les Nations Unies et leurs partenaires soutiennent les efforts des autorités congolaises, notamment en matière de surveillance, de suivi des contacts, de diagnostic et de prise en charge des patients.
Dans le cadre d'une approche intégrée de la riposte, le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni plus de 140.000 repas et une assistance alimentaire à plus de 23.000 patients, personnes contacts et autres personnes vulnérables touchés par l'épidémie, tandis que l'UNICEF et ses partenaires ont effectué plus de 27.000 visites à domicile pour faciliter l'identification et le suivi des cas suspects. Alors que plus de 100 nouveaux cas confirmés ont été signalés deux jours de suite, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) renforce également la préparation dans les provinces encore épargnées, notamment avec une formation de spécialistes de l'hygiène à l'Hôpital général de référence du Bas-Uélé.
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