Le collectif « Stop féminicides 237 » était face à la presse le 31 juillet dernier pour dénoncer les lenteurs sur l’évolution de ce texte.
Le collectif « Stop féminicides 237 » était face à la presse le 31 juillet dernier pour dénoncer les lenteurs sur l’évolution de ce texte.
Le temps mis pour l’élaboration, puis, le vote de la loi sur les violences basées sur le genre au Cameroun est estimé long par des membres du collectif « Stop féminicides 237 ». Pour exprimer son inquiétude, ce collectif à donné un point de presse à Yaoundé, le 31 juillet, à l’occasion de la commémoration de la Journée de la femme africaine.
Pour ce collectif, il est temps de réprimer, de prévenir, de contrôler efficacement les meurtres des jeunes filles et des femmes au Cameroun. La montée des violences basées sur le genre ne peut être maîtriser que s’il y a un cadre juridique approprié. Il faut aussi de la rigueur dans le suivi des cas. « Nous avons Vanessa Youbi dont le meurtrier reste en liberté quelque part, malgré sa condamnation par la justice », déplore Viviane Tahti, féministe, membre du collectif.
La sortie du « Stop féminicides 237 » le 31 juillet est un clin d’œil aux parlementaires qui se réuniront pour leur dernière session de l’année 2026 dans quelques mois. Renée Nwoes, féministe et membre du collectif indique que l’intitulé de la loi a changé ; plutôt que de « loi sur les violences basées sur le genre », après les multiples modifications, l’on a retenu « loi sur les violences basées sur le sexe. » Or, regrette Viviane Tahti, lorsqu’on parle de sexe, la dimension culturelle de la violence n’est pas relevée. « Si l’on prend le cas de féminicides, en laissant de côté le genre pour le sexe, l’on ne ressort pas la réalité qui veut que les femmes et les filles soient considérées comme des êtres vulnérables sur les plan social, économique, culturel, etc. Cette vulnérabilité qui les expose aux actes de violences et de meurtres », signe la féministe.
Malgré ce manquement, le collectif « Stop féminicides 237 » est convaincu de ce que si cette loi est déjà votée, promulguée et appliquée, les cas de féminicides et de violences sur les filles et les femmes vont diminuer au Cameroun. Il faut rappeler que le Cameroun a enregistré 50 féminicides et 1599 entre janvier et avril 2026, selon les organisations de lutte contre le VBG.
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