L’on peut bien se servir des dispositions du code pénal qui condamne fermement les meurtres actuellement perpétrés sur les femmes et les filles.
L’on peut bien se servir des dispositions du code pénal qui condamne fermement les meurtres actuellement perpétrés sur les femmes et les filles.
Une information, très relayée sur les différentes plateformes, indique que la ministre de la Promotion de la femme et de la Famille (MINPROFF), Marie Thérèse Abena Ondoua a confié que le projet de loi sur les violences basées sur le genre (VBG) est actuellement sur la table du Premier ministre. Ce qui n’est pas une nouvelle, la professeure l’avait déjà confié plusieurs fois au point de semer le doute auprès des responsables de certaines associations et autres organisations de la société civile du Cameroun.
Cette autre promesse est motivée par la dernière actualité nationale, marquée par la montée des féminicides, ou alors des meurtres des femmes (huit en huit jours) dont la crapuleuse élimination de Crescence Merline Beguel dans un établissement hôtelier à Yaoundé, par un jeune homme qui l’aurait appâtée par une promesse d’un marché alléchant, par ses temps de préparatifs des rentrées scolaires.
Mais, en attendant de sortir l’avant-projet de loi sur les violences basées sur le genre (VBG) qui va permettre de sanctionner spécifiquement sur toute forme de violence des droits des femmes et des filles, l’article 275 du code pénal camerounais sanctionne par une condamnation à vie, tout individu auteur d’un meurtre. Faut-il encore appeler aux marches de contestation alors que la solution est dans les textes déjà existants ?
Comme des oiseaux de bon augure, des membres du collectif « Stop féminicides 237 » ont choisi de commémorer la Journée de la femme africaine par une interpellation à l’endroit des autorités camerounaises le 31Juillet 2026. En donnant un point de presse à Yaoundé, Viviane Tahti et ses camarades ont voulu attirer l’attention sur la nécessité prendre des actions immédiates pour « Réprimer, prévenir, contrôler efficacement les meurtres des jeunes filles et des femmes au Cameroun. » Au vu de ce qui se vit au pays ces huit derniers jours, ceux qui auraient peut-être reléguer leur initiative à de la simple agitation se sont déjà joints au « Vendredi rouge », décrété par la MINPROFF.
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