Le Mémorandum d’entente entre le Fonds mondial pour la nature et le gouvernement a été renouvelé le 10 septembre à Yaoundé ; le document a été signé par Alain Berbard Ononino et Jules Doret Ndong.
Le Mémorandum d’entente entre le Fonds mondial pour la nature et le gouvernement a été renouvelé le 10 septembre à Yaoundé ; le document a été signé par Alain Berbard Ononino et Jules Doret Ndong.
Le Cameroun abrite la deuxième forêt du Bassin du Congo, derrière la République Démocratique du Congo (RDC). Des espèces emblématiques d’arbres, d’oiseaux et de mammifères terrestres et aquatiques peuples ses différents écosystèmes. Cette richesse attire bien des convoitises. « Les pressions sur les forêts et la faune du Cameroun demeurent réelles, et l'urgence de notre mission commune n'a jamais été aussi grande. Mais nous le signons aussi avec la certitude que ce pays dispose des institutions, des compétences et des communautés capables de relever ce défi », a indiqué Alain Berbard Ononino, Directeur du Fonds mondial pour la nature (WWF) au Cameroun. Le Cameroun qui ne saurait prétendre venir à bout, tout seul, desdites pressions, reçoit des appuis divers.
C’est dans cette optique qu’un Mémorandum d’entente (MOU) a été signé le 10 septembre dernier entre le ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF) Jules Doret Ndongo et le Directeur pays du WWF, Alain Bernard Ononino, en présence de sa Représentante dans le Bassin du Congo, Nadege Nzoyem.
Le MOU cible plusieurs domaines : « gestion durable des ressources forestières et action climatique : c’est l’idée que la forêt camerounaise est un patrimoine national d’une valeur écologique et sociale considérable, et qu’à ce titre, elle doit être préservée pour les générations futures-conservation de la faune et lutte contre le braconnage : il s’agit ici de renforcer la protection des aires protégées tout en conciliant conservation et développement local-gouvernance, recherche et innovation : c’est l’action de bâtir des institutions fortes, de disposer de données fiables et former des ressources humaines compétentes-engagement des communautés locales et autochtones : nous pensons en effet, que la conservation ne peut réussir sans la participation active des populations vivant au contact des écosystèmes », a rappelé le MINFOF. C’est la troisième fois que le Cameroun et le WWF s’engagent pour une collaboration. « Ce document est sa troisième signature ce renouvellement est l’aboutissement d’un processus méthodique et concerté, marqué par des évaluations conjointes dans les régions de l’est, du sud et du sud-ouest, ainsi que par des échanges réguliers entre nos institutions. Il traduit une conviction forte : un partenariat durable doit être évalué, adapté et réorienté pour rester en phase avec les priorités nationales et les défis émergents », a précisé Jules Doret Ndongo.

Le WWF Cameroun va, entre autres, « apporter au MINFOF une assistance technique et scientifique de qualité ; contribuer à la mobilisation des ressources en faveur de nos priorités communes ; renforcer les capacités du personnel du Ministère ; et promouvoir une participation effective et significative des Peuples autochtones et des Communautés locales à la gestion des ressources forestières et fauniques. »
Tandis que le MINFOF devra « assurer la mise en œuvre de la politique nationale de conservation, à faciliter notre travail conjoint sur le terrain et, point auquel nos deux institutions tiennent particulièrement, à veiller au respect des droits humains et des normes éthiques par l'ensemble du personnel, des partenaires et des prestataires engagés dans nos activités communes. »

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