Le forum de deux jours pour la validation de ce document s’est ouvert le 17 septembre à Yaoundé avec l’appui financier du Programme d’impact sur les paysages durables du Bassin du Congo, exécuté par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et financé par le Fonds pour l’Environnement mondial phase 7.
Le ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF), Jules Doret Ndongo, a ouvert les travaux du forum de validation du Plan de convergence de la Commission des forêts de l’Afrique centrale (COMIFAC) pour la période 2026-2035, le 17 septembre à Yaoundé. Il s’agit du troisième document du genre après ceux de 2005-2015, 2015-2025. Le Plan de convergence compte quatre axes principaux. L’objectif général du forum est d’examiner et de valider le projet de Plan de Convergence 2026-2035 de la COMIFAC et de renforcer l’adhésion et l’engagement des parties prenantes en faveur de sa mise en œuvre.
« Au terme de la mise en œuvre du plan de 2015-2025, notre sous-région se devait de tirer les enseignements de l'expérience acquise, de consolider les progrès réalisés et d'adapter son cadre stratégique aux profondes limitations intervenues au cours de la dernière décennie. Les défis sont considérables : changement climatique, perte de biodiversité, dégradation des terres, pression constante sur les ressources forestières, mais également besoin de développement économique, de sécurité alimentaire, d'emploi et d'amélioration des conditions de vie de nos populations », a expliqué le MINFOF.
Des défis qui, à en croire Jules Doret Ndongo, « s'inscrivent dans un contexte international marqué par les engagements et les mécanismes nouveaux en faveur du climat, de la biodiversité et des forêts. Face à cette transformation, l'Afrique centrale doit porter ses propres priorités et mieux valoriser sa contribution exceptionnelle aux équilibres écologiques de notre planète. Le bassin du Congo, deuxième plus grand massif forestier tropical du monde, constitue à la fois un facteur naturel d'importance planétaire et un facteur de la biodiversité, précieux capital pour le développement de nos États et de nos populations ».
L’implication de chacun est requise afin de conserver ce capital exceptionnel du Bassin du Congo tout en le transformant davantage en opportunité de développement durable, de création de richesses et d'emplois réels. « Passer progressivement d'une logique de projet dispersée à une méthodologique de portefeuille régional d'investissement et de faire du bassin du Congo l'une des principales décisions mondiales pour les investissements vers la bioéconomie et les solutions fondées sur la nature », souhaite le MINFOF.
Ceci rejoint la vision de la COMIFAC, comme l’a indiqué son Secrétaire exécutif, Hervé Martial Madou. « Quand la COMIFAC a été créée à Yaoundé à l’issue de la déclaration de Yaoundé, en 1999. Il y a un traité qui avait été ratifié par les chefs-d ’Etat d’Afrique centrale à l’issue de celui-ci, il y a un document programmatif qu’on appelle Plan de convergence. Il y a une première version qui partait de 2005 à 2015, la deuxième de 2015 à 2025 et la troisième va de 2026 à 2035. Pourquoi cette évolution, parce que nous observons que dans le monde il y a des changements globaux qui interviennent et nous subissons affres des changements climatiques », a-t-il rappelé.
Le Plan de convergence en évaluation à Yaoundé a pris en compte la contribution de toutes les couches de la population à l’instar des peuples autochtones regroupés autour du Réseau des Populations Autochtones et Locales pour la Gestion Durable des Écosystèmes Forestiers d'Afrique Centrale (REPALEAC). « Ils sont un acteur très important, incontournable. Ils ont été consultés et ils ont même envoyé leur contribution par écrit », a confié Cécile Ndjebet, de la plateforme de la société civile. Pour cette dernière, le financement n’est pas tellement un problème. « Il y a déjà des programmes qui sont financés et il y a les programmes qui sont en cours de négociation. Donc je suis très optimiste que ce plan sera mis en œuvre. Je n'ai pas envie de parler d'un pourcentage, mais j'espère au moins à 95%. Dans le premier programme régional d'investissement, le financement commence déjà à tomber », a-t-elle confié. « Les populations autochtones ont directement participé à l'élaboration de ce nouveau plan de convergence et elles sont prises en compte dans l'axe 4 de manière le principal défi est surtout celui de maîtriser le capital naturel de l'Afrique centrale et permettre à ce que ce capital naturel serve au développement des États. C'est ça le gros défi », a relevé Cécile Ndjebet.
Le Plan de convergence sera définitivement validé par les ministres des forêts des pays membres de la COMIFAC, selon le Secrétaire exécutif de cette institution dont le siège flambant neuf accueille le forum qui s’achève ce 18 septembre.
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